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Molly Nilsson, une artiste DIY

Avec pas moins de 8 albums au compteur, l’autodidacte suédoise – et Berlinoise d’adoption – Molly Nilsson s’est imposée, à l’instar de ses compatriotes de The Knife, comme l’une des figures les plus influentes du renouveau synthpop de ce début de siècle. Son tout dernier disque, sobrement intitulé 2020, ne déroge pas à la règle et réaffirme un peu plus son talent pour les atmosphères et mélodies insidieuses. Une efficacité pop saupoudrée d’un esprit post-punk qui hypnotisera sans nul doute le public, lors de son concert à l’IBOAT le 21 septembre prochain. 

DRAG

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Grande représentante de la florissante scène électro-pop suédoise, Molly Nilsson fait partie de ces compositeurs hors normes, qui se sont construits seuls et maîtrisent leur art de bout en bout.
Adolescente à l’imagination débordante, c’est d’abord sous le prisme de l’écriture et de la bande dessinée que la jeune Molly s’initie à la création, avant de mettre ses mots au service de la musique, attirée par le synthé de son colocataire. A tout juste 20 ans, confiante en ses capacités, elle quitte finalement son pays pour Berlin, travaillant le week-end aux vestiaires du mythique club Berghain, et consacrant son temps libre, le reste de la semaine, à la composition. Une immersion dans le bouillon culturel et l’underground de la capitale allemande, dont ses chansons lunaires semblent s’être fortement imprégnées au fil des années qui ont suivi la sortie en 2008 de “Hey Moon!”, son single révélation, repris plus tard par l’illustre John Maus.
Produisant à un rythme effréné – 8 albums en l’espace d’une décennie ! – sur son propre label,
Dark Skies Association, sa voix réverbérée et son électronique lo-fi se sont tout aussi bien prêtées à l’exercice de la coldwave industrielle (l’obsédant “I Hope You Die”, évocateur d’un gothisme à la Zola Jesus) que de la synthpop technoïde façon Boy Harsher (les beats clubbing de The Travels, sorti en 2013). Puisant, comme le laissent à penser ses mélodies minimalistes, son inspiration dans la solitude, l’artiste donne à voir au travers de ses textes, une toute autre image de l’ennui et de l’apparente monotonie du quotidien. Un optimisme qui, à l’image de sa pop faussement obscure, la pousse à trouver une forme de beauté et de bonheur jusque dans les recoins les plus sombres de notre société.

“J’ai eu le sentiment, peut-être en raison de mon âge ou de l’époque que traverse le monde en ce moment, qu’il était nécessaire de ne pas regarder en arrière, mais de songer, avec excitation plutôt que de manière paranoïaque, à tout ce que nous avions face à nous – avoir l’impression de construire le futur.” déclare-t-elle à propos de son dernier album, le bien nommé 2020. Etonnamment apaisé, le disque voit la chanteuse adoucir ses paroles désenchantées (“Gun Control”, “Serious Flowers”…) sous une pop plus directe, qui lorgne régulièrement du côté des tubes new wave 80’s.

Une parfaite introduction à son univers, en somme, pour son live à l’IBOAT le 21 septembre prochain.

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